Les Enfants des Rues
Enfant de la rue, d’où viens-tu ?
Définir la notion d’enfant des rues est relativement simple, comme son nom l’indique, c’est un enfant qui vit dans la rue.
C’est un enfant qui vit au pied de chez vous comme à l’autre bout du monde;
car, contrairement aux idées reçues, c’est un phénomène qui n’épargne aucun pays, aucun continent.
Ils seraient cent cinquante millions dans le monde, soit un enfant sur cinq.
Si la problématique est universelle, il est vrai que tous les pays ne sont pas égaux face à elle;
pour certains, c’est un véritable fléau que les gouvernements peinent à éradiquer.
Le Pérou est l’un d’eux; ce n’est pas pour rien que la population les a rebaptisés les « pirañitas », les petits piranhas.
Victimes d’un contexte socio-économique complexe, les enfants des rues de Lima se retrouvent dès dix, douze ans, pour la majorité,
mais parfois six ou huit ans, livrés à eux-mêmes dans un environnement hostile et dangereux.
Bien que l’idée soit couramment répandue, ces enfants ne sont pas, pour la plupart, des orphelins.
Quelles causes peuvent donc pousser un enfant à vivre dans la rue ?
Quelles causes peuvent donc l’inciter à quitter son foyer, sa famille, son nid ?
Au Pérou, comme au sein de toutes les nations connaissant un développement économique fort,
les familles les plus pauvres des zones rurales migrent en masse vers les zones urbaines,
alimentant ainsi les Pueblos Jovenes, plus communément appelés bidonvilles, situés en périphérie des villes.
Malheureusement, le mirage de l’Eldorado s’estompe rapidement pour laisser place à des conditions souvent pires que celles qu’ils ont quittées:
surpopulation, chômage, insalubrité, misère, à eux seuls, peuvent déjà être les éléments déclencheurs du départ de l’enfant pour la rue,
afin de trouver une alternative à sa famille pour se nourrir et subvenir à ses besoins,
que ce soit par la prostitution (omniprésente, en particulier chez les filles), le vol ou des petits boulots.
Ces conditions de vie sont aussi les facteurs idéaux pour que prolifèrent alcoolisme, violence et mauvais traitements,
qui précipitent d’autant plus vite l’enfant hors de chez lui, alors qu’il reste le plus souvent livré à lui-même,
seul, parfois enfermé, dans sa maison, où l’ennui devient vite étouffant.
La pauvreté amène fréquemment également les parents à pousser d’eux-mêmes leur progéniture dans la rue pour y travailler;
l’enfant s’y sent rapidement plus chez lui que dans son propre foyer et finit par l’élire comme telle.
Quelles que soient les circonstances qui incitent l’enfant à quitter son foyer, pour la plupart d’entre eux, la rue est perçue comme attractive.
Elle est un espace de jeu et de liberté où l’enfant se sociabilise, reçoit l’attention, l’affection et la protection des membres du groupe qu’il intègre rapidement, autant d’éléments qui paraissent palier aux manques qu’il ressent chez lui.
La rue est donc, pour la majorité de ces enfants, un environnement choisi, alternative malheureuse à un contexte pire encore.
Texte de Laure Nousbaum, 2011
C’est un enfant qui vit au pied de chez vous comme à l’autre bout du monde;
car, contrairement aux idées reçues, c’est un phénomène qui n’épargne aucun pays, aucun continent.
Ils seraient cent cinquante millions dans le monde, soit un enfant sur cinq.
Si la problématique est universelle, il est vrai que tous les pays ne sont pas égaux face à elle;
pour certains, c’est un véritable fléau que les gouvernements peinent à éradiquer.
Victimes d’un contexte socio-économique complexe, les enfants des rues de Lima se retrouvent dès dix, douze ans, pour la majorité,
mais parfois six ou huit ans, livrés à eux-mêmes dans un environnement hostile et dangereux.
Bien que l’idée soit couramment répandue, ces enfants ne sont pas, pour la plupart, des orphelins.
Quelles causes peuvent donc pousser un enfant à vivre dans la rue ?
Quelles causes peuvent donc l’inciter à quitter son foyer, sa famille, son nid ?
les familles les plus pauvres des zones rurales migrent en masse vers les zones urbaines,
alimentant ainsi les Pueblos Jovenes, plus communément appelés bidonvilles, situés en périphérie des villes.
Malheureusement, le mirage de l’Eldorado s’estompe rapidement pour laisser place à des conditions souvent pires que celles qu’ils ont quittées:
surpopulation, chômage, insalubrité, misère, à eux seuls, peuvent déjà être les éléments déclencheurs du départ de l’enfant pour la rue,
afin de trouver une alternative à sa famille pour se nourrir et subvenir à ses besoins,
que ce soit par la prostitution (omniprésente, en particulier chez les filles), le vol ou des petits boulots.
qui précipitent d’autant plus vite l’enfant hors de chez lui, alors qu’il reste le plus souvent livré à lui-même,
seul, parfois enfermé, dans sa maison, où l’ennui devient vite étouffant.
La pauvreté amène fréquemment également les parents à pousser d’eux-mêmes leur progéniture dans la rue pour y travailler;
l’enfant s’y sent rapidement plus chez lui que dans son propre foyer et finit par l’élire comme telle.
Elle est un espace de jeu et de liberté où l’enfant se sociabilise, reçoit l’attention, l’affection et la protection des membres du groupe qu’il intègre rapidement, autant d’éléments qui paraissent palier aux manques qu’il ressent chez lui.
La rue est donc, pour la majorité de ces enfants, un environnement choisi, alternative malheureuse à un contexte pire encore.
LES QUARTIERS
LA FAMILLE
LA SOLITUDE
LA RUE
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